Pendant le confinement, je commence à fabriquer des colliers. Ce que je ne savais pas encore, c'est que le cuir allait me tenir.
C'est dans un atelier de sellerie automobile que je touche le cuir pour la première fois. L'endroit n'a rien de romantique, mais la matière, elle, m'arrête net. Il fallait aller plus loin.
Mes propres chiens deviennent les premiers clients, et les premiers critiques. Des colliers portés dans la boue, la pluie, le froid de Haute-Marne. Taillés, décousus, repris. Jusqu'à ce que rien ne bouge, ne grince, ne cède. L'exigence comme seule boussole.
C'est à Paris que je trouve le cuir qu'il me faut, pleine fleur, tannage végétal, issu d'une maison fondée en 1921. Une peau vivante, qui patine avec le temps, qui s'améliore en vieillissant. Rien d'autre n'était possible après ça.
Chaque collier, chaque laisse naît à la main en Haute-Marne, cousu au fil de lin ciré, assemblé sans compromis. Pas de stock. Pas de série. Seulement des pièces pensées pour vous, taillées dans un cuir qui durera plus longtemps que la mode.
« Chaque pièce mérite le temps qu'on lui donne. »